blog de la créatrice de bijoux Iris Simon, dont la marque L'Iris Noir est spécialisée dans les bijoux en or, argent et pierres semi-précieuses.
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Premiers pas dans la ciselure
L'une de mes élèves est une passionnée d'histoire de l'art. Les bijoux de l'Antiquité n'ont aucun secret pour elle, notamment ceux de la Grèce ancienne. Car elle pense comme Alexandre Dumas que "l'Antiquité est l'aristocratie de l'histoire".
Devant les couronnes de feuilles d'or que portaient les athlètes victorieux, elle s'est mise à rêver qu'elle pourrait, elle aussi, se créer des parures à base de feuilles délicatement ciselées.
Nous avons décidé de partir sur une feuille de laiton très fine (2/10ème d'épaisseur) trouvée chez Weber Métaux à Ivry (faut-il être passionnée et volontaire...).
A ce degré de finesse, on oublie la scie bocfil : on coupe aux ciseaux ! Puis à l'aide d'un maillet en bois et d'un outil de ciseleur que m'avait offert un ami bijoutier, mon élève a créé les réseaux de nervures sur chacune de ses feuilles. Elle a ensuite délicatement limé les bords pour les adoucir.
Le haut des tiges a été roulé puis soudé afin de faire passer les anneaux des boucles d'oreilles ainsi que le ruban de mousseline du pendentif.
Mon élève a décidé de conserver l'oxydation apportée par le feu du chalumeau, pour donner un effet de feuilles fanées. Pour ce faire, elle a donc passé une couche de vernis incolore pour métaux.
Deux jolis intercalaires en métal doré pour orner les extrémités du ruban, et voilà !
A cette parure sobre et féminine viendra s'ajouter un grand pectoral composé d'une multitude de feuilles montées sur un torque rigide. Nous venons de finir les soudures (faites dans la douleur, à ce niveau de finesse du métal...). Il ne reste plus qu'à mettre en forme le crochet de fermeture à l'arrière du torque et à prendre l'objet en photo.
A suivre...
L'Iris Noir |