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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:52
L'Iris Noir a visité l'exposition "Reflets"

Avalanche de diamants au Palais de Tokyo

Hier à l'ouverture, en compagnie de deux bonnes amies également bijouphiles, j'attendais bien sagement l'ouverture de l'exposition "Reflets" au Palais de Tokyo. Première édition d'une manifestation consacrée au bijou tant de joaillerie que fantaisie, s'adressant visiblement aussi bien aux professionnels qu'au grand public. Vaste programme un peu fourre tout, qui mêle allégrement de grands noms (les incontournables Vendôme père et fils, Hélène Courtaigne Delalande, Lydia Courteille...) à des créateurs plus confidentiels, et qui semble vouloir remplacer le défunt Salon Kara.

Même si le lieu est beau, la scénographie signée Matali Crasset ne m'a pas vraiment convaincue : les vitrines qui pendent du plafond se balancent et donnent le mal de mer ; les maxi galets de feutre mou dans lesquels sont fichés des cubes vitrines bizarrement inclinés empêchent de bien voir les bijoux ; les noms des créateurs sérigraphiés en blanc sur des vitres transparentes sont illisibles.

Au delà de ces premières impressions un peu mitigées, l'intérêt est d'avoir un panorama assez complet de ce qui se fait en France en matière de création joaillière, organisé autour de trois thèmes assez ésotériques : "Organic", "Origines", "Abstract". Par ailleurs, tout le monde est placé sur un pied d'égalité, les grands noms comme les créateurs moins connus. Tous exposent le même nombre de pièces, présentées côte à côte en fonction des univers et des affinités artistiques.

J'ai ainsi (re)découvert certains créateurs pour lesquels j'ai eu un véritable coup de coeur. Si je suis toujours aussi folle des univers baroques de Lydia Courteille ou de Sylvie Corbelin, j'ai été très touchée par le travail d'Umane, Marie-Paule Quercy ou encore Laurence Verdier.

L'espace appelé "Laboratoire de Création" est particulièrement stimulant d'un point de vue intellectuel. Il présente le travail d'artistes particulièrement novateurs tels qu'entre autres Marianne Ancelin ou Hyun Joung Lee. A ne pas manquer !

Enfin, sachez que tout un programme de conférence sur les pierres est proposé, le tout gratuitement ! Ca ne se refuse vraiment pas. Donc n'hésitez pas : vous avez jusqu'à Dimanche pour courir au Palais de Tokyo vous en mettre plein la vue !

L'Iris Noir

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:39
armenie.jpg

Haute joaillerie, un savoir-faire arménien

 

Si vous êtes sur Paris ce weekend, pourquoi ne pas faire un tour par l'Hôtel Intercontinental et découvrir cette exposition consacrée aux joailliers arméniens ?

 

Du 16 au 18 février prochains, 23 joailliers arméniens venus du monde entier exposeront leurs plus belles créations, dont une bague ornée du plus gros diamant jaune du monde, soient quand même 110 carats, excusez du peu !

 

La joaillerie est une longue tradition chez les Arméniens, qui sous l'occupation ottomane comptaient parmi les fournisseurs attitrés des sultans.

 

Les joailliers arméniens commenceront à s'installer en France sous le rêgne du Roi Soleil. En effet, Colbert nommera l'Arménien Macara Avanchinz premier directeur de la Compagnie Française des Indes, spécialisée dans le négoce avec l'Asie.

 

Si la plupart des exposants sont de grands joailliers de facture assez classique, je ne peux m'empêcher de vous signaler la présence de la française Nathalie Sevikian dont les bijoux épurés m'ont déjà souvent tapé dans l'oeil ! Notamment ses tours d'oreilles pleins de poésie...

 

Sinon, en feuilletant le catalogue de l'exposition, je suis tombée en arrêt devant la virtuosité opulente du russe Gevorgian, du turc Sevan Biçakçi, de l'égyptien Vartan et du thaïlandais Zorab. Une même sensibilité arménienne bien visible les relie les uns aux autres, malgré les dizaines de milliers de kilomètres qui les séparent.

 

Plus d'infos sur le site www.coart-expo.com

 

Exposition Co / Art

Hôtel Intercontinental

2, rue Scribe - 75 009 Paris (métro Opéra)

Entrée Libre

 

L'Iris Noir

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 10:22
expo crédit municipal 2012

Le bijou, c'est de l'art !

 

Vous avez jusqu'au 8 janvier prochain pour aller au Crédit Municipal de Paris pour découvrir cette très belle exposition consacrée aux bijoux dessinés par des artistes.

 

De Picasso à Derain, en passant par Dali, Calder, Man Ray ou encore Niki de Saint Phalle, vous découvrirez des pièces toutes plus intéressantes les unes que les autres, signées de noms plus que connus comme d'artistes moins renommés, mais tout aussi passionnants.

 

Ce qui me fascine dans ce type de bijou, c'est le parti pris de dépasser le simple aspect esthétique pour aller vers une réflexion autour de la parure et de son symbolisme.

 

Ces bijoux sont autant de messages adressés par leurs créateurs aux personnes auxquelles ils les destinent. Ils recèlent une vision du monde et de l'homme qui est propre à l'artiste, qui transcende la notion du Beau et du Précieux.

 

Bien sûr, l'or et l'argent sont très présents mais aussi d'autres matériaux plus étonnants comme la fourrure, les coquillages, les insectes ou encore les pommes de terre séchées.

 

Les proportions sont souvent étonnantes : ces bijoux sont conçus pour faire réagir, avant toute chose. Et s'ils rendent la personne qui les porte plus belle, tant mieux. Mais là n'est pas leur fonction première.

 

Mon oeil de prof de bijouterie m'a portée à regarder comment les artistes réglaient les problèmes techniques qui pouvaient se poser à eux. Certains n'ont pas hésité à simplement coller (cabochons du collier de Jean Arp) ou bien à entortiller un fil autour de galets (Calder). On sent alors que le bijou a en grande partie été fait par eux, alors que d'autres pièces sont techniquement trop parfaites pour venir de la seule main de l'artiste (broches en or émaillée constellées de pierres précieuses de Niki de Saint Phalle).

 

Bref, une exposition trop peu médiatisée qui vous permet de rester des heures devant une vitrine sans être dérangé par une foule de visiteurs, à l'inverse du grand raout Van Cleef & Arpels actuellement présenté au Musée des Arts Décoratifs. Au Crédit Municipal, tenez vous le pour dit, l'entrée ne coûte que 5€ et le catalogue 25€...

 

Crédit Municipal de Paris

55 rue des Francs Bourgeois, 75 003 Paris

 

L'Iris Noir

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 16:54
van-cleef-mad.jpg

Une rétrospective à ne pas manquer

 

Par une après-midi froide mais ensoleillée, j'ai quitté mon atelier, mes élèves et mes outils pour aller au Musée des Arts Décoratifs.

 

La grande nef est investie par Van Cleef et Arpels, qui des années 20 à nos jours, rappelle les principales étapes de son développement. Dans un décor très sombre, l'exposition se déploie de façon chronologique, de grands panneaux venant rappeler les principaux faits marquants de chaque époque.

 

On commence avec les années folles, époque bénie où les femmes du monde ne sortaient pas faire la fête sans glisser dans leur sac une boîte à cigarettes en or massif et une minaudière incrustée de pierres précieuses. Personnellement, parmi mes copines, plus personne ne transporte ses Marlboro dans des trucs aussi somptueux (déjà que fumer est de plus en plus mal vu !). Quand au tube de rouge à lèvres et au peigne en or 18 carats, oublions...

 

Après les motifs géométriques plus que chics des années 30, dominées par le platine et les diamants, reviennent en force la couleur et l'or jaune pour de très gros bijoux, résolument bling bling, qui ornaient les cous et les poignets des plus grandes stars du cinéma. C'est à cette époque qu'apparaissent les ravissants clips fées et ballerines, ainsi que le fameux serti invisible, qui ont fait la renommée de la maison.

 

Les années 50 seront quant à elles marquées par l'invention du célèbre collier zip, que je trouve assez lourd mais tout de même fabuleux d'un point de vue technique. A noter un tout petit bracelet dont je suis tombée amoureuse, intitulé "Cocktail Bronx", en or avec des charms de pierres de couleurs représentant les ingrédients des cocktails ingurgités dans les bars de l'époque. Très politiquement incorrect...

 

Des années 60, je retiens en priorité les petites broches incroyables de drôlerie représentant des animaux, ainsi évidemment que la fameuse collection Alhambra qui fait encore rêver toutes les fashionistas d'aujourd'hui (en vente à la boutique du musée à partir de 3500€).

 

Les seventies m'ont fascinée par le grand vent de liberté d'inspiration, et le mélange osé des matières (bois, pierres dures, or, gemmes...). Ah les manchettes étrusques en or massif portées par Jackie O !

 

Pour le coup, les années 80 et 90 me paraissent presque trop sages (un petit passage à vide dans les studios de création ?), alors que les années 2000 sont marquées par une réinterprétation assez réussie des principaux musts de la maison ainsi que par la conception de pièces uniques à couper le souffle, vues notamment lors de la dernière Biennale des Antiquaires.

 

En cette période de crise et de restrictions budgétaires, courrez voir cette rétrospective plus que précieuse et n'hésitez pas à débourser les 49€ que coûte le très beau catalogue de l'exposition. Un bien beau remède à la morosité ambiante...

 

L'Iris Noir

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:41
biennale26

Pour rêver...

 

J'ai pris ma carte de crédit et je suis allée à la XXVIème Biennale des Antiquaires, au Grand Palais, pour m'emplir les yeux de belles choses que je ne pourrai sans doute jamais m'offrir.

 

Ma carte de crédit parce que l'entrée coûte quand même 30€, et que pour ce prix là, vous n'avez même pas le droit au catalogue...

 

Dans un décor de rues commerçantes du XIXème siècle mis en scène par le Kaiser Karl lui-même (Lagerfeld pour les nuls), je me suis surtout consacrée à la visite des stands des 10 joailliers présents cette année.

 

Année du Dragon oblige, à peu près toutes les maisons de la Place Vendôme présentaient des modèles plus ou moins ouvertement sinisants. Mon préféré : un collier cravate de chez Van Cleef & Arpels composé d'une cascade de perles blanches, avec un dragon pavé de diamants enserrant des émeraudes brutes d'une taille à couper le souffle.

 

Sinon, l'attraction était le stand du joaillier Wallace Chan, originaire de Hong Kong, qui affectionne les pièces surdimentionnées et l'utilisation du titane. Alors que j'en avais beaucoup entendu parler, la vue de ses créations m'a un peu déçue : c'est tellement gros que c'est trop ! On dirait les bijoux portés par Gong Li dans les films costumés de Zhang Yimou (façon La Cité Interdite)...Mais ça doit plaire aux riches Chinois qui ne savent plus quoi faire de leur fortune.

 

Gros coup de coeur pour les collections Piaget et Chaumet. Porter une montre manchette pavée de diamants comme "Lace Inspiration" de Piaget, rien qu'un soir, et mourir... Quant à Chaumet, ses bijoux inspirés de ceux de l'impératrice Joséphine, mais revus à la mode d'aujourd'hui, sont tout à fait convaincants. Heureusement qu'on commence ainsi à sortir des collections trop raides (à mon goût) de ces dernières années comme "Le Grand Frisson" ou "Attrape moi si tu veux".

 

Très belles pierres chez Harry Winston (évidemment) et un petit vent d'originalité grâce à la nouvelle collection "The Incredibles".

 

Chanel toujours tout en diamants blancs et noirs : pluie d'étoiles filantes, de noeuds arachnéens et de pompons stylisés, le tout très bien exécuté.

 

Dior sort de ses incroyables têtes de morts et fleurs vénéneuses multicolores pour se consacrer aux roses bien sages et au cannage de ses fauteuils. Dommage...

 

Bulgari en manque d'inspiration : on répète à l'infini les modèles qui ont fait les heures de gloire de la maison, mais sans réelle originalité. Autant s'offrir une belle pièce vintage dans ces conditions.

 

Boucheron est pour moi l'un des plus grands actuellement : superbe collier asymétrique composé de fleurs pavées de diamants et posées sur un lit de cubes de diamants bruts... Il fallait oser !

 

Cartier un peu confit dans ses musts : foule de panthères allanguies ou féroces (j'en peux plus de ce félin !), pendules mystérieuses et bijoux néo art déco... Le joaillier des rois et le roi des joailliers pourrait un peu mieux faire selon moi.

 

Sinon, si vous avez envie de voir d'exceptionnelles pièces vintage, allez chez Siegelson : superbes parures Cartier et Boucheron de la Belle Epoque (les cocottes savaient vivre...), et quelques diamants plus gros que des oeufs de pigeon !

 

Voilà, c'est cher mais c'est beau. J'ai pris des photos (ils voulaient bien) et chez Boucheron, le catalogue était offert. J'ai mal aux pieds mais je suis heureuse !

 

L'Iris Noir

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:56
bijorhca 2012

Quelles tendances pour la bijouterie fantaisie ?

 

Dernier jour du salon Bijorhca Eclat de Mode installé Porte de Versailles. Les marques (grandes et moins grandes) au premier étage, les fournitures (pierres, apprêts) au rez de chaussée. Et des grandes allées au public clairsemé...

 

Entendu d'un stand à l'autre : grogne à cause du changement de date (habituellement ce salon a lieu tout début septembre), baisse du visitorat, circulation d'une pétition pour inciter les organisateurs à revenir aux dates habituelles... L'ambiance est à la crise !

 

Moi je suis allée directement à l'espace Fashion Trends, reflet de l'air du temps superbement mis en scène par Elizabeth Leriche et Vasken Yeghiayan. Voici les quatre tendances lourdes du bijou fantaisie :

- Orient Extrême (année du dragon oblige) : soyez mystérieuse et couvrez vous de passementeries, perles, laques et couleurs chics, nacre. A cet égard, je vous annonce que ma collection "L'Année du Dragon" s'étoffe de jour en jour et que vous pourrez en avoir un aperçu sur Youtube (http://youtu.be/5AUXsi8iF5M)

- Dark Romantique (on ne sort pas de l'engouement Twilight) : soyez sombrement animale et osez les dentelles, fourrures, plumes, torques, crucifix, crânes

- Crazy Fantaisie (l'effet "Plus c'est Fanta" ?) : soyez excentrique et privilégiez les couleurs flashy, le verre, le crochet, le lamé et le strass

- Modern Grafic (retour vers le futur) : soyez visionnaire et faites place aux matières plastiques, au cuir verni, à la résine, aux couleurs tranchées comme le blanc, le noir, le rouge, le gris ou le bleu

 

Puis j'ai fait un tour sur la Precious Gallery où sont exposés les bijoux en métaux précieux :

- L'argent finition brossée a très clairement le vent en poupe, surtout accompagné de perles d'eau douce

- Les boucles pour oreilles percées montées sur de très longs fils métalliques sont légion

- Les bagues architecturales gagnent du terrain

- Les bracelets ultra minimalistes montés sur fil de coton sont toujours tendance, mais sont concurrencés par les manchettes surdimentionnées

- Enfin, le sautoir, le sautoir, le sautoir !!! Il allonge la silhouette, modernise le vêtement, bref il rajeunit la femme !

 

Pour finir, j'ai fait mes achats chez les négociants de pierres et de perles qui faisaient un effort commercial tout particulier en ce dernier jour de salon. Du coup, je fourmille d'idées nouvelles...

 

Bref, j'ai mal aux pieds mais je suis super contente de ma journée !

 

L'Iris Noir

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 00:00
MAD bijoux céramique

Une vision exigeante du bijou contemporain

 

Vous avez jusqu'au 19 août pour visiter cette (toute petite) exposition qui vous fera découvrir une tendance peu connue du bijou contemporain basée sur l'utilisation de la céramique.

 

C'est une exposition plus que confidentielle, qui n'a pas vraiment été marketée, et dont même l'emplacement est difficile à trouver... En effet, il vous faudra monter au 2ème étage, puis longer la grande galerie dédiée au trompe l'oeil (rigolo), puis prendre l'ascenseur pour monter au 5ème étage où vous serez accueillis par un énorme rhinocéros de François-Xavier Lalanne. Sur la gauche d'une grande salle dédiée au design conceptuel... oui, voilà, vous y êtes : 18 créateurs vous présentent leurs recherches esthétiques autour de ce matériau venu des arts de la table.

 

Tout d'abord quelques infos historiques : dans l'Egypte ancienne on fabriquait déjà des bagues sigillaires (ou bagues sceaux) en faïence, alors que dans la Grèce et la Rome antique existaient des bijoux en terre cuite dorée qui avaient pour vocation d'imiter l'or (bref des bijoux en toc !). Puis une longue période d'oubli avant d'arriver au XVIIIème siègle anglais, au cours duquel la firme de porcelaine Wedgwood inventa une pâte de grès fin imitant parfaitement le jaspe, qui permit de créer des camées néo-classiques moins chers que ceux réalisés à partir de pierres véritables.

 

Dans les années 90, quelques créateurs hollandais menés par Peter Hoogeboom (dont je vous invite à admirer les oeuvres, parmi les plus belles et les plus convaincantes de cette exposition selon moi) ont réintroduit cette matière dans la bijouterie contemporaine.

 

Parmi mes coups de coeur je vous cite en vrac :

Peter Hoogeboom dont j'ai particulièrement admiré le Satanic Cuff à base de perles épineuses,

Carole Deltenre et ses broches camées si raffinées et si tendantieusement féminines...

Tina Rajakallio dont les créations plus que conceptuelles questionnent le visiteur sur ce qui est beau et ce qui repoussant,

Terhi Tolvanen et ses bijoux si joliment inspirés de la nature et des sous-bois,

Katja Prins et ses broches à la frontière entre la froideur médicale et la préciosité esthétique.

 

De plus, si vous avez un peu de temps devant vous, n'hésitez pas à rester un peu plus au sein du musée pour visiter sa fameuse Galerie des Bijoux qui vous expliquera toute l'histoire de cet art de la Renaissance à nos jours.

 

Et enfin faites comme moi : allez sur le site web du MAD pour imprimer le dossier de presse consacré à l'exposition car ces idiots de fonctionnaires n'ont tout simplement pas jugé bon d'éditer la moindre publication à cette occasion !!! Edifiant, non ?

 

Musée des Arts Décoratifs

15 mars - 19 août

107, rue de Rivoli

75 001 Paris (musée fermé le lundi)

 

L'Iris Noir

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 16:42
dolores

Original et beau : l'expo vente Beau Ethique

 

Ce weekend, je vous invite à aller vous balader dans le quartier de Montmartre, et d'aller faire un tour à l'expo vente de jeunes créateurs qu'organise la boutique Le Bon Coin.

 

L'une de mes amies d'apprentissage (nous nous sommes rencontrées aux cours de bijouterie de Philippe Deloison, il y a quelques années), Dolorès Pinchon, y expose ses dernières créations.

 

Ancienne élève de l'AFEDAP, Dolorès ne travaille que l'argent massif qu'elle façonne amoureusement à la main. Elle réalise ainsi des pièces uniques pleines d'épure et de poésie, sublimant les formes et les textures dans un style ultra contemporain et pourtant délicieusement chaleureux.

 

Je suis fan, et même si je crée moi même des bijoux, je lui en achète à chaque nouveau coup de coeur.

 

En compagnie d'une petite dizaine d'autres créateurs (j'ai personnellement adoré le stand des petits sacs de papier tressé ainsi que les lampes faites à partir de vieilles dynamos recyclées), elle expose ses petites merveilles ce weekend de 10H à 20H (entrée libre).

 

Je ne peux que vous encourager à aller la voir, d'autant plus que ses prix sont archi raisonnables, une précision qui a son importance en ces temps d'explosion des cours mondiaux de l'argent !

 

Le Bon Coin

29, rue Montcalm dans le 18ème

Métro Jules Joffrin

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 14:14
mellerio.jpg

Le 9 rue de la Paix vous ouvre ses portes

 

Pour mes premières Journées du Patrimoine (il n'est jamais trop tard pour commencer...), j'ai choisi cette maison ultra confidentielle après avoir malheureusement fait chou blanc avec Boucheron.

 

Je ne regrette pas : j'ai appris plein de choses sur ce joaillier qui communique très peu (jamais de publicité payante !) et qui existe depuis 1613.

 

Arrivée d'Italie grâce à Marie de Médicis (certains Mellerio semblaient être espions en plus de colporteurs de bijoux...), la famille a fait fortune lorsque Marie-Antoinette, puis Joséphine de Beauharnais, leur ont commandé des tombereaux de diamants. Premier joaillier à s'être installé rue de la Paix, au XIXème siècle, Mellerio est sans doute aujourd'hui la seule maison française à être détenue à 100% par la famille fondatrice.

 

Après une présentation historique d'environ 15 minutes, nous pénètrons dans la boutique où nous sommes accueillis par le Directeur Général, Laurent Baty. Nous apprenons ainsi que le joaillier est également orfèvre et horloger. Je suis particulièrement touchée par les explications données sur l'épée d'académicien d'André Frossard, superbe pièce d'orfévrerie qui raconte, à coup d'éléments symboliques, la vie et les choix spirituels de cet écrivain engagé.

 

Mellerio travaille surtout avec une clientèle d'habitués, notamment les grandes familles princières du monde entier. L'intérêt d'acheter chez Mellerio, c'est sans doute le service sur mesure auquel vous aurez le droit. Quel que soit votre budget (à partir de 3500€), leur dessinateur exclusif vous proposera différents croquis réalisés à partir de vos desiderata.

 

Tout est fabriqué en interne (l'atelier regroupant quatre personnes, lapidaire, joailliers, sertisseur) et à la main (Rhino Gold 3D, connais pas et veux pas connaître !).

 

L'impression générale que je retire de cette visite, où l'on m'a laissé le temps de me balader et d'interroger les différentes personnes en charge de la création et du commercial, c'est qu'il s'agit là d'une très belle endormie.

 

Le style Mellerio reste très sage et classique. Du bel art très bien exécuté, mais pas de touche de folie. La direction est aujourd'hui assumée par une représentante de la 15ème génération, Emilie, qui souhaite un peu réveiller la maison en proposant des modèles plus "drôles". C'est ainsi que la collection Monte Rosa sort des sempiternelles cascades de diamants et autres tiares pour faire la part belle aux motifs floraux pleins de souplesses des roses sauvages et des marguerites. Par ailleurs, la maison propose également des "Intemporels" premiers prix dont des annels inspirés du Moyen Age que je trouve plutôt réussis.

 

Néanmoins, je m'interroge. Emilie est mariée à un diplomate et vit à New York. Par ailleurs, la famille compte aujourd'hui environ 80 héritiers. Même s'ils se retrouvent une fois par an dans le petit village italien qui est le berceau historique de la famille, quelle est l'implication réelle de tous ces gens dont seule une frange marginale travaille encore pour la maison ?

 

Propriétaires de l'immeuble du 9 rue de la Paix, de fabuleuses archives de dessins, de leur stock de pierres, combien de temps resteront-ils encore suffisamment unis et solidaires avant de céder au chant des sirènes des grands groupes de luxe, à l'instar de ce qui est en train de se passer entre Hermès et LVMH ? Bien sûr, la société n'est pas cotée mais tout de même...je m'interroge.

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 11:15
 chaumet2011.jpg

Une exposition à ne pas manquer

 

Hier, ma fille Flore et moi sommes allées faire du lèche vitrine rue de la Paix et Place Vendôme avant d'aller voir le dernier volet d'Harry potter au Gaumont Opéra. J'en ai profité pour l'entraîner chez Chaumet, où a lieu l'exposition "Chaumet, 200 ans de création horlogère" jusqu'au 29 juillet prochain.

 

Plusieurs raisons d'aller voir cette exposition : tout d'abord le privilège de visiter les fameux salons Chaumet de la Place Vendôme, superbe exemple d'architecture intérieure du XVIIIème siècle aux moulures blanc et or agrémentées de peintures d'une rare délicatesse. Le parquet à lui seul est une pure merveille !

 

Ensuite, le plaisir de découvrir toute une pièce consacrée aux dessins techniques de montres réalisés à la gouache, dont certains exemplaires remontent à l'impératrice Eugénie. Tous mes élèves en bijouterie ne pourront qu'être émerveillés par la virtuosité de ces dessins, la beauté des mises en lumière, l'imagination propre à chaque époque. Sachez enfin que Chaumet est l'une des rares maisons de la Place Vendôme à avoir conservé chez elle l'intégralité de ses archives.

 

Quand vous arrivez devant l'escalier qui mène au grand salon, un huissier en costume vous salue et une hôtesse souriante vous remet gracieusement le catalogue de l'exposition. L'entrée est également gratuite !

 

Puis le premier hall, avec deux portraits en pied de l'impératrice Marie-Louise portant les bijoux conçus par Chaumet à la demande de son époux Napoléon Ier. L'occasion de vous rappeler que cette maison, créée en 1780, a su devenir l'un des premiers fournisseurs de la Cour sous le Premier Empire, d'où l'un de ses motifs emblématiques, l'abeille.

 

Vous pénétrez ensuite dans le grand salon : un sublime diadème composé d'épis de blé vous y attend, petite merveille de grâce et de simplicité.

 

Après les dessins techniques, vous découvrez les 30 pièces ayant marqué l'histoire horlogère de Chaumet. De la première montre bracelet (1811, or émeraudes et perles, offerte par Eugène de Beauharnais à son épouse Augusta de Bavière) aux montres hautement technologiques d'aujourd'hui, j'ai personnellement eu un coup de coeur pour une montre châtelaine et une montre pendentif des années 1850 : la beauté du jaspe sanguin utilisé comme fond, la virtuosité des sertissages de rubis et diamants...

 

Flore a, quant à elle, craqué pour une montre de dame de 1910, toute plate, émaillée de bleu profond sur fond guilloché, mettant en valeur le décor d'émeraudes et de diamants. Elle a aussi beaucoup admiré une montre malheureusement absente du catalogue, entièrement recouverte de perles fines lui donnant un petit air de coquillage précieux.

 

Enfin, dans la pièce obscure consacrée aux montres actuelles, Flore est tombée amoureuse de la collection "Joséphine Diadème", toute en diamants sur or blanc. Des modèles que personnellement je trouve assez ostentatoires, mais qui ont plus que plu à ma petite princesse de 13 ans. Lorsque nous sommes descendues à la boutique, Flore a été très frustrée de ne pas en voir les prix affichés ! Elle ne saura jamais si elle peut s'en faire offrir une à Noël...

 

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  • : blog de la créatrice de bijoux Iris Simon, dont la marque L'Iris Noir est spécialisée dans les bijoux en or, argent et pierres semi-précieuses.
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