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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:00
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Tout savoir sur le dernier millénaire avant JC

 

Allez, soyez honnêtes : si on parle Egypte ancienne, que savez-vous exactement des dynasties tanite, kouchite ou encore saïte ? Pas grand chose, n'est-ce pas... Alors vous avez jusqu'au 23 juillet pour améliorer votre culture générale en allant visiter l'exposition du musée Jacquemart-André.

 

De ce millénaire troublé, marqué par de multiples invasions de l'Egypte dont la dernière sera la conquête romaine avec la chute de Cléopâtre, les commissaires de l'exposition ont choisi de nous montrer des oeuvres emblématiques, souvent méconnues du grand public.

 

Evidemment, au cours de cette période, on s'éloigne des canons artistiques de l'âge d'or du Nouvel Empire. Les nouveaux pharaons se réapproprient les codes artistiques du pays, parfois avec génie (dynastie saïte), parfois avec plus de lourdeur ou de manque d'imagination. Après tout, tous ceux qui ont visité les sites archéologiques égyptiens avoueront que les monuments ptolémaïques ne sont pas les plus beaux, même s'ils sont parmi les mieux conservés.

 

Bon, lors de votre visite vous serez peut-être comme moi un peu déçus par une partie des oeuvres présentées. Par exemple, dans la salle des têtes offertes en guise d'ex votos par des particuliers aux différents temples égyptiens, vous verrez très vite qu'on a affaire à un art répétitif. Traits strictement identiques, simplement le client choisissait le type de pierre et les dimensions de son offrande, à charge pour le sculpteur de personnaliser l'oeuvre d'une inscription adéquate. 

 

Il en va de même pour tous les ouchebtis (serviteurs funéraires) et autres amulettes réalisés en série, que l'on a retrouvés en nombre dans les tombes des particuliers. La production en série n'est donc pas née aux Etats-Unis avec le fordisme mais dès l'Antiquité !

 

Il y a cependant quelques chefs d'oeuvres incontestés qui méritent toute votre admiration : notamment une statuette en or massif d'Amon toute de grâce et de délicatesse, une statue en bronze de la chatte Bastet ornée d'argent et d'or, ou encore la fameuse "tête verte" de Berlin de l'époque ptolémaïque, impressionnante d'expressivité et de dignité.

 

Ah oui, il faut aussi applaudir la très belle scénographie de l'exposition ! Elle vous donne l'impression de vous promener dans les salles d'un tombeau aux épais murs crépis et de découvrir ces oeuvres magnifiquement mises en valeur dans des vitrines en forme de niches. C'est vraiment top !

 

Et puis, c'est un très grand plaisir de commencer l'expo en traversant le magnifique rez-de-chaussée du musée, rempli d'oeuvres majeures du XVIIIème siècle français, avant de monter au premier étage pour entrer dans le vif du sujet. Enfin n'oubliez pas, en sortant de l'exposition, de vous asseoir une petite demie heure au café du musée ! Un vrai must...

 

Musée Jacquemart-André

158 bd Haussmann (Paris 8)

 

L'Iris Noir

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:55
cours 104

La quadrature du cercle

 

Premier exercice de découpage du métal pour cette élève qui, sous un air de grande douceur, cache une âme de forgeronne.

 

Il est assez rare qu'un débutant se mette à la découpe du métal avec une telle aisance et une telle pugnacité. Partie du projet de sautoir (trois anneaux décentrés sur une longue chaîne), elle s'est amusée à compléter la parure d'une paire de boucles d'oreilles et d'un bracelet. Inutile de dire qu'après toutes ces découpes et repercés, cette élève manie désormais le bocfil avec une réelle maestria.

 

L'harmonie de cette parure tient à la subtile alternance d'anneaux décentrés et d'anneaux centrés ainsi qu'à l'élégant bichromisme laiton / cuivre.

 

Ces trois bijoux ont également permis d'aborder la soudure puisqu'un anneau sur deux a été scié pour laisser passer l'anneau suivant, avant d'être refermé par un point de soudure. Evidemment, je ne vous cache pas qu'un ou deux anneaux ont été irrémédiablement perdus lorsqu'ils ont fondu sous les yeux éperdus de mon élève, qui a ainsi découvert le pouvoir parfois destructeur du feu !

 

Puis est venue la phase de polissage : papiers d'émeri aux différents grains, meulettes de silicone, tour à polir et pâtes rose, bleue, rouge et blanche. Je vous le dis : j'ai bien fait d'investir dans l'achat de petits doigtiers en cuir destinés à protéger les mains des aficionados du fameux poli miroir !

 

Aujourd'hui, mon élève a rempilé pour quelques cours supplémentaires consacrés, cette fois-ci, à la création d'une maquette en cire. Une activité beaucoup moins bruyante et physique que la découpe du métal, qui nécessite selon moi une bonne dose de patience, de méticulosité et d'introspection. Une bague florale devrait voir le jour, ornée d'une citrine taillée en forme de triangle sertie dans la masse.

 

A suivre !

 

L'Iris Noir

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:20
cours 105

Comment se modeler des biceps de forgeron...

 

Alors voilà : comme je vous l'ai annoncé il y a quelques temps déjà, la mode est aux manchettes. Toutes les filles en veulent une, bien visible et bien barbare, à leur poignet.

 

Cette élève a été touchée par le virus. Elle est arrivée un jour à l'atelier, une plaque de laiton de 10/10ème d'épaisseur sous le bras et des idées de bracelets de force plein la tête.

 

D'un voyage aux Etats-Unis, elle était rentrée avec des envies de grands espaces, de chasse aux bisons et de couleur turquoise. 

 

La création de la manchette a été l'occasion de travailler la découpe du métal, le repercé et la soudure via l'exercice du serti clos. Or découper du 10/10ème d'épaisseur sur de grandes longueurs est très, très formateur...

 

La mise en forme de la manchette a aussi été un grand moment de bonheur : chauffer la plaque, puis l'arrondir à grands coups de maillet sur une forme d'avant bras jusqu'à obtenir un bracelet vraiment confortable à porter...Hmmm ! Que du plaisir...

 

Nous avons en outre réutilisé la chute obtenue à partir du repercé pour en faire un pendentif assorti. C'est une chose que j'essaie d'inculquer aux élèves : conserver toutes les chutes et apprendre à mutualiser son travail. Il y a toujours quelque chose d'intéressant à en tirer grâce à deux ou trois petites transformations bien réfléchies.

 

Une fois les sertis clos achevés, mon élève s'est initiée aux joies du polissage. Après avoir nettoyé les bijoux au papier d'émeri, puis à l'aide de diverses meulettes en silicone, elle a affronté le tour à polir. Armée de petits doigtiers de cuir follement chics pour protéger ses mains, et d'une série de pâtes à polir (rose, bleue, rouge, blanche), elle a passé un bon moment à batailler jusqu'à obtenir un beau poli miroir. Phase à éviter pour tous ceux que la saleté et la poussière rebutent...

 

Et voilà ! Désormais, mon élève est passée à autre chose : elle finalise un beau projet de chevalière en argent massif qui sera ornée d'un grenat serti dans la masse. Retour au travail de la cire, initiation à la mise en pierre et à l'utilisation du marteleur. Des photos suivront...

 

L'Iris Noir

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 12:52
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Vert comme l'éternité

 

Vous avez jusqu'au 10 juin prochain pour visiter cette exposition de petite taille, certes, mais rassemblant des oeuvres vraiment hors du commun.

 

En quelques mots, la civilisation maya est l'une des plus anciennes civilisations précolombiennes puisque les premières constructions datent du 3ème millénaire avant J.C. Elle couvrait le Sud Est du Mexique, le Belize, le Guatemala et une partie du Honduras et du Salvador.

 

L'exposition de la Pinacothèque est consacrée aux trousseaux funéraires des grands dignitaires mayas. La vocation des masques, qui représentaient le défunt, était d'assurer sa métamorphose en dieu du Maïs, dieu à l'origine de la création du monde maya. Par ailleurs, de petits masques représentant d'autres divinités mayas accompagnaient le mort dans son voyage vers l'au delà.

 

Le masque était un véritable portrait du défunt censé renfermer l'essence même de l'individu. Ainsi, les déformations volontaires du visage, qui étaient l'apanage des dignitaires mayas (allongement du crâne et de l'arête nasale, asymétrie faciale), étaient fidèlement reproduites.

 

Les masques funéraires étaient traditionnellement réalisés selon la technique de la mosaïque : des morceaux de pierres vertes, blanches (coquillages) et noires (obsidienne, hématite spéculaire) étaient habilement juxtaposés sur une matrice de résine.

 

Le jade mais aussi plus généralement toutes les pierres de couleur verte (comme la chrysoprase par exemple) symbolisaient la fertilité, le ciel et l'eau. C'était donc un garant de la renaissance du défunt et il revêtait une grande valeur aux yeux des Mayas, autant si ce n'est plus que l'or.

 

Ces pierres vertes servaient également à créer de somptueuses parures (bracelets, bagues, boucles d'oreilles, pectoraux) mais aussi des perles brodées sur les vêtements. Outre leur fonction esthétique, ces parures avaient une véritable valeur rituelle : ainsi, le nombre de rangs de perles symbolisait la divinité à laquelle se référait le bijou.

 

Vers l'an 900 après J.C., on assiste à un effondrement des cités-Etats mayas. Les causes en sont encore assez obscures : guerres, famines provoquées par une grande vague de sécheresse... en tout état de cause, il semble que les paysans travaillant à nourrir les aristocrates et dignitaires n'aient plus été assez nombreux pour soutenir l'organisation sociale maya. Les populations quittent les villes, qui seront retrouvées intactes et ensevelies sous la végétation des siècles plus tard.

 

Les fabuleux trousseaux funéraires seront progressivement exhumés par les archéologues à partir des années 50. Le jade aura finalement bien joué son rôle de vecteur vers l'éternité : les princes mayas vivent pour toujours, entourés de leurs biens les plus précieux, leurs yeux grands ouverts vers l'au delà.

 

Exposition "Masques de jade mayas"

Pinacothèque de Paris jusqu'au 10 juin 2012

28, place de la Madeleine - 75 008 Paris

 

L'Iris Noir

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 00:00
cours 103

Premiers pas très précieux

 

Deux nouvelles élèves ont poussé la porte de l'atelier. J'ai décidé de vous montrer leurs premiers bijoux réalisés au cours de la fameuse séance d'initiation de trois heures.

 

La première souhaitait démystifier le travail du métal. Un petit croquis tout simple d'un arbre de belle allure (feuillage touffu, fruits abondants, tronc solide et droit... les psychologues apprécieront !), un morceau de laiton à découper, et la voilà partie dans la réalisation d'un joli pendentif tout ce qu'il y a de plus printanier.

 

Ne croyez pas que la réalisation d'un tel bijou soit facile : cette élève n'avait jamais touché à une scie bocfil auparavant. Or son arbre est plein de courbes et contre courbes qui nécessitent de bien savoir manier la découpe. Les fruits et les branches stylisées sont le résultat d'un long travail de repercé. Enfin le tronc a été délicatement gravé à l'aide d'une pointe à graver et d'une échoppe.

 

Ma deuxième élève voulait, quant à elle, découvrir la création de maquette en cire. Elle a donc imaginé cette bague épurée et architecturale, d'une épaisseur d'un demi centimètre. Ici, la difficulté est de maîtriser les proportions car le moindre écart est tout de suite perçu par l'oeil humain. Mon élève a donc dû soigner sa maquette, traquer les millimètres en trop, lisser au maximum la surface et surtout creuser l'intérieur de la bague, pour éviter qu'elle ne pèse trop lourd.

 

Ses trois premières heures passées en ma compagnie lui ont donc permis de se familiariser avec la scie bocfil, les limes, la lampe à alcool et les fraises boules. Et surtout elle a découvert l'univers de la fonderie, en allant porter sa maquette chez le fondeur pour la récupérer, quelques jours après, en laiton. Magique !

 

Prochains travaux en cours : une bague avec une citrine madère sertie dans la masse pour l'une, et pour l'autre l'apprentissage de l'enfilage à noeuds afin de redonner vie aux colliers de perles qui dorment dans les tiroirs depuis trop longtemps.

 

A suivre...

 

L'Iris Noir

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:49
cours 101

Cire rose pour bijoux contemporains

 

Une de mes élèves a taté de la cire rose et s'en est trouvée très satisfaite !

 

Cette cire un peu grasse, vendue généralement par plaques de 10/10ème d'épaisseur, est facile à travailler une fois réchauffée (personnellement, je la trempe dans l'eau chaude). En revanche, contrairement à la cire de travail, elle supporte mal les rajouts ou corrections à base de cire liquide brûlante et ne se lime pas.

 

Deux utilisations : pour le pendentif, mon élève a découpé au cutter une bande de cire qu'elle a simplement mise en forme de spirale. Quelques trous pour faire passer la perle et la chaîne (de préférence, faites les trous dans la maquette de cire et non dans le bijou en métal, c'est quand même plus simple et plus rapide...), et le tour est joué.

 

Pour le bracelet, destiné à son mari, mon élève a découpé un rectangle sur lequel elle a dessiné des motifs géométriques à l'aide d'une pointe à graver. Elle l'a ensuite mis en forme pour en faire un tube qu'elle a apporté chez le fondeur. Comme elle est perfectionniste (et aussi très amoureuse !), elle a tressé elle même le bracelet avec des brins de caoutchouc noirs et elle a créé les deux embouts servant à accrocher le fermoir à l'aide de cire verte.

 

Pour certains modèles, la cire rose est donc l'option la plus évidente. Mais elle nécessite de savoir oublier tout ce qu'on a appris dans le cadre de la création de maquette en cire : pas de forets, pas de fraises boules, pas de bocfil, pas de limes, pas de lampe à alcool... Juste ses doigts (aux ongles bien coupés, sinon on laisse des traces !), un cutter et une pointe à graver. Place à l'imagination !

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 08:40
cours 102

Les premiers pas...

 

Voici les premières réalisations d'une nouvelle élève qui semble être née pour travailler le métal. 

 

Ces deux bijoux sont ses exercices de découpe du métal, de mise en forme et de soudure. 

 

Le collier me rappelle assez les magnifiques créations de Claude Lalanne. C'est une belle façon d'apprendre à découper le métal (vous remarquerez qu'il y a beaucoup de virages à négocier...) puis à le mettre en forme à l'aide d'un jeu de bouterolles et d'un maillet en bois, afin de donner vie aux pétales et aux feuilles. L'adjonction de vrilles supportant des billes de cuivre mobiles a fini d'apporter au collier toute son originalité. Il ne restait plus qu'à coller l'aqua aura qui dormait dans les tiroirs de mon élève pour parfaire l'oeuvre.

 

Les boucles d'oreilles m'ont permis d'expliquer la soudure. Rien de mieux - pour aborder cet exercice indispensable de la bijouterie - que de travailler avec des éléments plats. Une finition brossée obtenue à l'aide de la brosse à mater, de très belles attaches d'oreilles en argent massif trouvée chez mon fournisseur attitré d'apprêts, et les cieux étoilés étaient prêts à orner le visage de mon élève !

 

Désormais, c'est sur une maquette de bague en cire que mon élève travaille : elle a une émeraude et une améthyste à faire dialoguer... Aussi est-elle en train de s'initier aux joies de la mise en pierre, dans l'optique de réaliser un serti masse à l'aide du marteleur... Et les idées de futurs bijoux se mettent à foisonner !

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 09:51
cours 99

Souvenirs de voyage

 

Hou la la ! Ca fait une éternité que je n'ai pas écrit sur le blog. J'étais à l'étranger, loin de mon logiciel Photoshop adoré et je ne pouvais donc pas vous concocter de jolies photos. Mais me voilà de retour, et j'ai plein de choses à vous dire !

 

 Je vais vous parler aujourd'hui de cet élève (eh oui ! J'ai aussi quelques élèves hommes) qui est comme moi : il est tombé amoureux de l'Inde suite à un voyage au Rajasthan, et en a rapporté des pierres pleines de couleurs achetées au gré de ses pérégrinations.

 

Elles dormaient au fond d'un tiroir depuis pas mal de temps. Mais grâce aux cours de bijouterie pris à l'atelier, mon élève a pu les ressortir et les mettre en valeur.

 

Nous avons commencé par une initiation au serti clos pour réaliser le pendentif du haut. Les trois éléments sont articulés les uns par rapport aux autres. La difficulté a été de réaliser des sertis sur mesure, dans la mesure où les cabochons d'améthystes n'étaient pas parfaitement calibrés.

 

Le pendentif rectangulaire du bas a été réalisé à partir d'une maquette en cire verte. Ses lignes très pures s'inspirent clairement du mouvement art déco. La grande originalité de ce bijou, c'est la façon dont l'agate verte a été sertie. Pour donner l'impression qu'elle flotte dans l'espace, mon élève a eu l'idée de souder à l'arrière des petites pattes qu'il a rabattues sur la pierre, la calant ainsi contre les quatre pattes de devant. Par ailleurs, il s'est adressé à un sertisseur professionnel pour sertir à grain les neuf petits saphirs bleus (je n'enseigne pas le serti grain, je n'ai jamais réussi à maîtriser cette technique !).

 

Bien sûr, nous avons connu quelques galères... Pour façonner les ceintures des sertis clos, nous avons utilisé une bande d'argent indien. Or qui dit argent indien dit argent pas vraiment 925. Le métal était donc très mou et marquait très facilement à chaque coup d'outil. Par ailleurs, compte tenu de la masse du pendentif art déco, mon élève a du se résoudre à souder ses petites pattes arrières à la volée, pour éviter qu'elles ne fondent. Pas évident les premières fois...

 

Mais le résultat est à la hauteur des espérances. Il ne reste donc plus qu'à retourner en Inde chercher d'autres pierres...

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 09:12
cours 100

Magnifiques jeux de maillons

 

Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter cette superbe parure réalisée par une de mes élèves qui suit mes cours depuis deux ans.

 

Elle maîtrise depuis longtemps l'exercice de l'emmaillement mais elle a choisi de le sophistiquer pour réaliser ce splendide bracelet articulé orné de perles d'eau douce.

 

Regardez bien : chaque maillon est accroché au suivant par deux anneaux ovales. Et chaque maillon est percé dans la masse pour laisser passer un clou d'enfilage retenant une perle noire. Le clou d'enfilage du dernier maillon s'achève en une boucle dans laquelle a été passé le fermoir.

 

Mon élève a par ailleurs demandé au fondeur de lui tirer deux exemplaires supplémentaires pour réaliser une paire de boucles d'oreilles. Pour casser une symétrie qui risquerait d'être un peu convenue, mon élève a décidé de couper des chaînettes de taille différente pour y accrocher des perles.

 

Tout y est : les beaux reliefs sensuels obtenus grâce à une maquette réalisée dans la cire, l'intelligence de la conception permettant d'intégrer des perles à chaque maillon, un goût inné en matière de couleurs et de volumes et le soin apporté aux détails.

 

Il y a deux ans, quand cette élève a poussé la porte de l'atelier, elle n'avait jamais touché à un outil de bijouterie. C'était une vraie débutante.

 

Elle a suivi mes cours régulièrement, à raison de trois heures par semaine. Mais il est vrai qu'elle est tellement mordue qu'elle s'est très vite fait installer un établi chez elle, avec tout le matériel nécessaire pour travailler, et qu'elle consacre une grande partie de son temps libre à la bijouterie.

 

Aujourd'jui, quand je regarde son parcours, je me sens vraiment heureuse pour elle. Et très fière aussi. Son rêve étant d'intégrer un CAP de bijouterie, je ne peux que lui souhaiter toute la réussite qu'elle mérite.

 

L'Iris Noir

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 00:00
cours 98

Découpe, martelage, soudure

 

Après la cire rose, un article sur le travail du métal. Si la découpe du métal est un exercice qui rebute souvent les élèves (les lames de scie cassent vite au début de l'apprentissage !), la mise en forme et le martelage rencontrent leur approbation unanime.

 

C'est armées d'un maillet en bois et d'un jeu de bouterolles que ces deux élèves ont mis en forme et martelé leurs bijoux.

 

Après avoir chauffé le métal, on attend un peu qu'il refroidisse puis on le place sur un coussinet de cuir. Le maillet et les bouterolles vont permettre de lui donner, petit à petit, la forme souhaitée.

 

Si on veut faire disparaître les impacts de ces coups répétés, il faudra polir le bijou (boucles d'oreilles). Dans le cas contraire, les marques laissées par les bouterolles deviendront un élément décoratif à part entière (pendentif).

 

Mes deux élèves ont ensuite joué du chalumeau : pour les boucles d'oreilles, la soudure a été faite sur l'envers des coupelles pour rester invisible ; quant au pendentif, l'élément haut est constitué de trois petits morceaux soudés entre eux, dont l'un cache deux anneaux par où passe le cordon. Par ailleurs, les grands anneaux ovales qui retiennent chacun des éléments ont été soudés pour plus de sécurité.

 

Pour ce qui est de la finition, les boucles d'oreilles d'argent ont été noircies à l'aide d'un produit à base de sulfure de sodium. Puis un passage rapide au tonneau à polir leur a donné un joli lustre. Noter qu'il faut les vaporiser d'un vernis pour métal si on veut que cette couleur noire perdure dans le temps.

 

Le pendentif, de son côté, a été simplement passé au papier d'émeri pour conserver son esprit "barbare" et ne pas effacer l'oxydation qui a fait réapparaître le cuivre (taches rouges) présent dans le laiton.

 

Quand métal rime avec génial...

 

L'Iris Noir

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  • : blog de la créatrice de bijoux Iris Simon, dont la marque L'Iris Noir est spécialisée dans les bijoux en or, argent et pierres semi-précieuses.
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