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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 08:26
cours 113

Noir c'est noir

 

Ce qui est particulièrement gratifiant dans les cours de bijouterie, c'est de voir comment les élèves expriment leur sensibilité à travers une même technique. Des styles très différents voient ainsi le jour, pour le plus grand bonheur de leur prof (moi !).

 

Cette élève adore travailler directement sur le métal, réminiscence peut-être d'années de sculpture sur fer. Elle a conçu cette manchette superbement architecturée en soudant des bandes de laiton entre elles.

 

Après avoir travaillé à plat, elle a chauffé l'ensemble pour le mettre en forme sur une matrice en forme de bras. Une fois la manchette polie, elle l'a patinée pour lui donner cet aspect très sombre.

 

Pour les boucles d'oreilles, mon élève s'est servie de cercles en laiton qu'elle avait déjà utilisés pour au moins deux autres modèles de boucles d'oreilles. Il lui a suffi d'y souder un motif de fleur pour créer ces boucles d'oreilles printanières et en même temps très rock 'n roll.

 

Il est vrai qu'il faut avoir déjà un certain nombre de séances de bijouterie derrière soi pour avoir l'idée de réutiliser d'anciens motifs afin de refaire du neuf. Au bout d'un moment, l'élève s'affranchit de l'enseignant et sait quelle technique choisir pour obtenir le résultat souhaité. L'élève est prêt à prendre son envol...

 

Et puisqu'en ce moment je suis à fond dans les citations, je dirai tout comme l'écrivain américain  Lane Cooper que "le professeur a réussi au moment où son élève devient original". Ce qui est tout à fait vrai dans le cas présent !

 

L'Iris Noir

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 20:52
cours 112

Bagues, bagues, bagues

 

La bague reste sans doute l'exercice préféré de mes élèves. Ce qui m'amuse, c'est qu'on commence toujours par me dire "moi j'aime les bijoux discrets" avant de se mettre à adorer les beaux volumes généreux...

 

Une élève s'amuse à combiner toutes les techniques qu'elle a d'ores et déjà acquises pour créer des bagues au style très affirmé.

 

Découpe du métal : dupliquer la même forme en cinq exemplaires pour donner naissance à une bague accordéon, ou encore découper un rectangle que l'on chauffe avant de le mettre en forme et de le souder, ou enfin scier des rondelles redécoupées en pétales de fleur ou bien galbées sur le dé à emboutir pour obtenir des coupelles.

 

Repercé : tous les trous de tailles différentes de la bague gruyère... Facile, mais long !

 

Soudure : prenez deux coupelles de taille identique, soudez les... O miracle : vous obtenez une jolie perle ! Si en plus vous avez pris soin de percer le centre de l'une des coupelles, vous pourrez y souder une tige qui vous permettra d'accrocher la perle à l'anneau de votre bague (technique de la queue de cochon).

 

Granulation : garder vos chutes de laiton, mouillez les de flux et faites les fondre pour donner naissance au coeur d'une bague fleur.

 

Cire : la maquette de l'anneau d'argent a été faite selon cette technique. Avant de l'apporter au fondeur, mon élève a pris soin de fixer un petit fil de cire en forme de demi anneau. Elle a récupéré sa bague avec l'anneau pris dans la masse, en a fait un moule et peut ainsi demander autant de tirages qu'elle a d'idées de montages avec des breloques différentes.

 

Désormais, mon élève planche sur un serti clos dont la ceinture sera composée d'une série de petites coupelles soudées les unes aux autres. Projet ambitieux, mais le résultat devrait être très intéressant.

 

Car comme le disait l'écrivain Nina Berberova "sans ambition il n'y a pas de talent"...

 

L'Iris Noir

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:00
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Trois jours dédiés aux métiers d'art

 

Tout comme l'année dernière, les bijoux L'Iris Noir auront le plaisir d'exposer à Puteaux dans le cadre de la 2ème édition du Salon de la Création et des Métiers d'Art.

 

Retrouvez 60 artisans d'art du vendredi 11 au dimanche 13 Mai, et profitez-en pour assister aux multiples démonstrations qui seront organisées à cette occasion.

 

Pour sa part, L'Iris Noir fera une démonstration de découpe du métal le samedi 12 Mai de 16 heures à 17 heures sur son stand (n° 38 allée A) : vous découvrirez ainsi le maniement de la scie bocfil et des jeux de limes les plus communément utilisés en bijouterie joaillerie. 

 

Au cours de ces trois jours, j'aurai le plaisir de vous présenter en avant-première ma toute nouvelle collection de bijoux intitulée "L'Année du Dragon", dont vous pouvez d'ores et déjà visionner la vidéo sur Youtube (http://youtu.be/5AUXsi8iF5M). Une collection dédiée à la Chine éternelle, clin d'oeil à l'année du dragon en cours ainsi qu'à ma propre année de naissance...

 

Alors venez nombreux et parlez en autour de vous !

 

Entrée libre...

 

Salon de la Création et des Métiers d'Art

Esplanade de l'Hôtel de Ville de Puteaux

Vendredi 11 Mai de 14H à 19H

Samedi 12 Mai de 10H à 20H

Dimanche 13 Mai de 10H à 18H

 

Plus de renseignements sur le site de la mairie de Puteaux : http://www.mairie-puteaux.fr/index.php?id=122&actu id=2612

 

L'Iris Noir

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 00:00
cours 110

Mélanges, mélanges, tout est mélange...

 

Depuis longtemps, j'aime les bijoux qui mélangent les matières pour mieux raconter leur(s) histoire(s).

 

Telle cette paire de boucles d'oreilles créées à partir de quatre coquillages "cueillis" sur une plage (comme l'a si joliment dit mon élève...) et qui manifestement rappellent un beau moment à leur créatrice.

 

Mon élève a découpé quatre socles évidés sur lesquels elle a soudé du fil de laiton qui est venu épouser aussi parfaitement que possible le contour de chaque coquillage. Elle a également soudé des demi anneaux qui ont permis d'articuler les éléments entre eux.

 

Les coquillages ont été vernis et collés à l'araldite blanche et bleue (prise lente mais solidité maximale) car nous avions peur de les casser si on rabattait les parois d'un vrai serti clos.

 

Et voilà une paire de boucles d'oreilles qui n'est pas sans faire penser au travail de Fulco di Verdura, génial créateur italien du début du XXème siècle qui a beaucoup travaillé pour Mademoiselle Chanel, et qui avait notamment conçu plusieurs paires de boucles d'oreilles à base de coquillages pour la Duchesse de Windsor qui en raffolait.

 

Une autre élève a décidé de mettre en valeur son tout premier exercice de découpe du métal en l'intégrant sur un morceau de nacre grise. Un fil de laiton travaillé en double queue de cochon a permis d'obtenir une bélière ainsi que d'accrocher les trois chaînettes terminées par des perles d'eau douce de couleurs différentes.

 

Là encore, le jeu des matières et des couleurs a permis de donner ses lettres de noblesse à un simple pendentif en laiton. Là encore, je ne peux que vous recommander d'aller admirer les associations de matières pour le moins étonnantes que Fulco di Verdura avait osées en son temps : joaillerie sur bois, ivoire, nacre, coquillages... Son art restera éternellement source d'inspiration, d'originalité et de bon goût !

 

L'Iris Noir

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 00:00
MAD bijoux céramique

Une vision exigeante du bijou contemporain

 

Vous avez jusqu'au 19 août pour visiter cette (toute petite) exposition qui vous fera découvrir une tendance peu connue du bijou contemporain basée sur l'utilisation de la céramique.

 

C'est une exposition plus que confidentielle, qui n'a pas vraiment été marketée, et dont même l'emplacement est difficile à trouver... En effet, il vous faudra monter au 2ème étage, puis longer la grande galerie dédiée au trompe l'oeil (rigolo), puis prendre l'ascenseur pour monter au 5ème étage où vous serez accueillis par un énorme rhinocéros de François-Xavier Lalanne. Sur la gauche d'une grande salle dédiée au design conceptuel... oui, voilà, vous y êtes : 18 créateurs vous présentent leurs recherches esthétiques autour de ce matériau venu des arts de la table.

 

Tout d'abord quelques infos historiques : dans l'Egypte ancienne on fabriquait déjà des bagues sigillaires (ou bagues sceaux) en faïence, alors que dans la Grèce et la Rome antique existaient des bijoux en terre cuite dorée qui avaient pour vocation d'imiter l'or (bref des bijoux en toc !). Puis une longue période d'oubli avant d'arriver au XVIIIème siègle anglais, au cours duquel la firme de porcelaine Wedgwood inventa une pâte de grès fin imitant parfaitement le jaspe, qui permit de créer des camées néo-classiques moins chers que ceux réalisés à partir de pierres véritables.

 

Dans les années 90, quelques créateurs hollandais menés par Peter Hoogeboom (dont je vous invite à admirer les oeuvres, parmi les plus belles et les plus convaincantes de cette exposition selon moi) ont réintroduit cette matière dans la bijouterie contemporaine.

 

Parmi mes coups de coeur je vous cite en vrac :

Peter Hoogeboom dont j'ai particulièrement admiré le Satanic Cuff à base de perles épineuses,

Carole Deltenre et ses broches camées si raffinées et si tendantieusement féminines...

Tina Rajakallio dont les créations plus que conceptuelles questionnent le visiteur sur ce qui est beau et ce qui repoussant,

Terhi Tolvanen et ses bijoux si joliment inspirés de la nature et des sous-bois,

Katja Prins et ses broches à la frontière entre la froideur médicale et la préciosité esthétique.

 

De plus, si vous avez un peu de temps devant vous, n'hésitez pas à rester un peu plus au sein du musée pour visiter sa fameuse Galerie des Bijoux qui vous expliquera toute l'histoire de cet art de la Renaissance à nos jours.

 

Et enfin faites comme moi : allez sur le site web du MAD pour imprimer le dossier de presse consacré à l'exposition car ces idiots de fonctionnaires n'ont tout simplement pas jugé bon d'éditer la moindre publication à cette occasion !!! Edifiant, non ?

 

Musée des Arts Décoratifs

15 mars - 19 août

107, rue de Rivoli

75 001 Paris (musée fermé le lundi)

 

L'Iris Noir

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 00:00
cours 108

Histoires de cires

 

L'une de mes élèves développe une véritable histoire d'amour avec la cire de bijouterie. Elle jongle avec les différentes catégories de ce matériau pour créer des bijoux au style de plus en plus personnel, marqué par des formes pures et des gravures presque rituelles.

 

Le bracelet a été réalisé à partir d'une bande de cire rose dont une moitié a été recouverte de motifs géométriques qui font penser à ceux de certaines civilisations perdues.

 

Lorsque le fondeur a rendu la bande en argent, mon élève l'a mise en forme sur un "bras" à l'aide d'un maillet en bois, de telle façon que les dessins se trouvent sur le haut du poignet et l'ouverture du bracelet sur le côté, ce qui est assez original. Les "yeux" et le losange ont été ornés de deux émeraudes rondes et d'un saphir carré.

 

Je vous rappelle que la cire rose se travaille de deux façons : soit à sec à l'aide d'une pointe à tracer qui servira à graver la matière ; soit ramollie à la chaleur - personnellement je la plonge dans l'eau chaude - pour la mettre en forme, que ça soit librement ou bien pressée contre une matrice à relief.

 

Les boucles d'oreilles ont, quant à elles, été conçues à partir de cire verte. Contrairement à la cire rose, la cire verte se prête aisément au sciage et au travail à partir de limes, de fraises et de forets. Mon élève s'est essayée à une mise en pierre un peu délicate au vu de la forme triangulaire des deux topazes bleues. Une fois récupérées en argent, les boucles d'oreilles ont été dotées de tiges soudées à l'arrière. Pour ne pas abîmer le dessin avec le marteleur, nous avons décidé de confier le sertissage à un professionnel qui a coincé les pierres à l'aide de petits grains.

 

Cette façon de travailler se situe à mi chemin entre les techniques antiques à base de cire d'abeille et de moules en terre, et le prototypage d'aujourd'hui réalisé à partir d'un logiciel de 3D et d'une machine à injection de cire. Il nous reste encore le plaisir du contact avec la matière, du travail réalisé à la main. Et c'est bien là ce que viennent chercher les élèves à l'atelier...

 

L'Iris Noir

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 00:00
cours 111

Découvrir la bijouterie en 12 heures top chrono !

 

Vous aimez les bijoux, vous avez toujours rêvé de démystifier ce métier d'art mais vous n'avez ni le temps ni l'envie de passer un CAP Bijouterie... Venez me voir et en 12 heures top chrono, vous repartirez avec de vrais bijoux de créateur !

 

C'est ce qui est arrivé à cette élève qui a mis à profit une semaine de vacances pluvieuses pour venir à l'atelier pendant quatre demies journées.

 

Nous avons commencé par le collier en laiton et cuivre, agrémenté d'un joli fossile oublié depuis trop longtemps dans un tiroir.

 

Découpe d'une plaque de métal, repercé, soudure, petite granulation ornant l'ovale en cuivre du milieu, création d'anneaux et queue de cochon... Ce pendentif constitue un exercice très complet de travail du métal, conclu par une phase de polissage à base de papier d'émeri, de silicone et de pâtes à polir de différentes couleurs à utiliser sur le tour à polir. Port d'un masque sur le nez vivement conseillé ! Mon élève a ensuite trouvé à La Droguerie une belle chaîne de cuivre à grands maillons ronds parfaitement adaptée au style de son bijou.

 

Nous avons consacré les cours restants à la découverte de la cire rose. Cette matière très particulière se découpe facilement au cutter (ou aux ciseaux) et peut être gravée à l'aide d'une simple pointe à tracer. La difficulté consiste à ne pas abîmer la surface pendant le travail de gravure, car le moindre coup d'ongle malheureux marque irrémédiablement la maquette. Une fois récupéré en métal, il ne reste plus qu'à polir le bijou (émeri, silicone, pâtes, masque sur le nez... bref vous commencez à connaître la musique !). Un petit strass noir collé au coeur de la fleur pour rehausser le brillant de l'argent, et cet oiseau est prêt à s'envoler sur le cou de mon élève.

 

Si vous aussi vous avez des idées de bijoux plein la tête, n'hésitez pas à rejoindre l'atelier de L'Iris Noir à Levallois pour quelques heures de plaisir très précieux...

 

L'Iris Noir

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 16:40
cours 109

Earrings are a girl's best friends

 

Quelques unes de mes élèves adorent les boucles d'oreilles. Elles ont bien raison : rien de plus joli pour animer un visage, mettre en valeur une belle chevelure, rendre sexy le moindre mouvement de la tête...

 

Des temps les plus anciens à nos jours, dans les sociétés dites primitives comme dans le monde occidental, chez les femmes comme chez les hommes, les boucles d'oreilles ont toujours été portées avec fierté et bonheur.

 

Os, coquillages, plumes mais aussi métaux nobles et pierres précieuses, tout est bon pour attirer les regards sur le visage et les cheveux de l'élégant(e).

 

Pour faire simple, il existe deux sortes principales de boucles d'oreilles : les anneaux et les pendants. Evidemment, ces derniers sont plus faciles à porter lorsque le cou est dégagé (on a tous un jour perdu une boucle d'oreille à cause d'une écharpe traitresse !). C'est pourquoi les pendants d'oreilles connaissent une éclipse lorsque le vêtement s'accompagne de hauts cols ou de fraises, comme pendant la Renaissance.

 

Dans l'Antiquité, les boucles d'oreilles s'ornaient souvent de symboles protecteurs dont le rôle était de protéger les oreilles que l'on considérait comme des portes ouvertes aux esprits.

 

Périodiquement, les boucles d'oreilles ont joué le rôle de véritables signes extérieurs de richesse, entraînant des excès parfois réprimés par le pouvoir politique qui devait en interdire le port.

 

Quoi qu'il en soit, ce bijou plus que sensuel est à la mode au sein de l'atelier de L'Iris Noir ! A l'image de ces deux paires en argent massif réalisées selon le principe de la fonte à cire perdue. Les motifs ayant été moulés, mon élève peut personnaliser chaque paire en changeant la couleur des pierres et en jouant sur la disposition des chaînettes.


Petit conseil : prenez soin de doter la maquette d'un maximum d'anneaux d'accrochage si vous voulez éviter d'avoir à les souder à chaque fois ! En effet, il vaut mieux oter les anneaux inutiles sur la cire qu'avoir à se taper les soudures pour chaque nouvelle paire de boucles d'oreilles :)

 

Je crois que mon élève a bien appris la leçon...

 

L'Iris Noir

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:57
cours 107

D'une pierre deux coups !

 

Lorsqu'une élève travaille sur du métal et qu'elle fait des repercés, je l'invite toujours à conserver les chutes. Parfois, ces morceaux qu'on pourrait se contenter de jeter à la poubelle donnent naissance à de bien beaux bijoux...

 

C'est ce qui s'est passé avec cette superbe manchette très bollywoodienne. Au fur et à mesure que mon élève découpait ses motifs, je mettais de côté les chutes. Très vite est née l'idée de boucles d'oreilles assorties : deux rondelles rapidement embouties, quelques chaînettes joliment ornées de perles d'eau douce, des clips pour oreilles non percées soudés à l'arrière, et voilà ! De l'art d'accommoder les restes...

 

Pour la manchette, mon élève s'est amusée à décorer son serti clos de grosses virgules qui ont été rabattues sur la pierre. Cette dernière ayant la forme d'un "donut" (épaisse rondelle percée), nous avons décidé de souder une tige qui dépasse du trou et sert à fixer une perle d'eau douce.

 

Dans ce bijou, la principale difficulté a consisté à ajuster au mieux la ceinture du serti clos à la courbure de la manchette. Quelques heures de patient travail de sciage et de limage ont été nécessaires !

 

Pour finir, ces deux bijoux sont passés par toutes les phases du polissage : papier d'émeri, silicone, pâtes et tour à polir...

 

C'est le bout du nez tout noir de pâte à polir et les yeux pleins de fierté du travail accompli que mon élève a quitté l'atelier, pour réfléchir à de nouveaux projets tous plus précieux les uns que les autres.

 

L'Iris Noir

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:25
cours 106

L'appel de la couleur

 

Passés quelques cours, les élèves ne rêvent plus que de pierres aux couleurs chatoyantes. Elles se mettent à écumer les salons de minéraux, les boutiques de négociants de pierres, et quand elles voyagent elles se débrouillent pour rapporter quelques carats multicolores dans leurs valises.

 

Voici les premiers pas de quatre de mes élèves dans le sertissage. Le point commun est la technique : le serti dans la masse réalisé à l'aide d'un marteleur, espèce de petit marteau piqueur qui sert à repousser le métal autour de la pierre.

 

Ces bagues ont toutes été obtenues à partir d'une maquette en cire dans laquelle les élèves ont dû faire une mise en pierre aussi précise que possible. Si la forme générale de la bague ne pose pas (trop) de problème, creuser un trou parfaitement adapté à la forme de la pierre est un exercice beaucoup plus délicat. Moi-même j'avoue que j'ai parfois du mal...

 

Le moment du sertissage est toujours rempli de tension : peur d'abîmer la pierre d'un coup malheureux de marteleur (surtout quand il s'agit d'une émeraude, gemme éminemment fragile), énervement quand on n'arrive pas à bloquer la pierre. A chaque fois, on se dit que c'est la dernière fois qu'on fait ça par nous-même et que la prochaine fois, promis juré, on passera par un sertisseur professionnel... Mais on finit toujours par replonger !

 

Après le sertissage, l'élève doit soigneusement polir toute la surface pour effacer les traces laissées par le marteleur. Ensuite, la bague est prête à être portée, montrée aux amis, photographiée sur Facebook...bref, elle est prête à vivre sa vie de bague de créateur, c'est à dire une belle pièce unique fortement chargée d'un point de vue émotionnel !

 

L'Iris Noir

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  • : blog de la créatrice de bijoux Iris Simon, dont la marque L'Iris Noir est spécialisée dans les bijoux en or, argent et pierres semi-précieuses.
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