Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 16:54
van-cleef-mad.jpg

Une rétrospective à ne pas manquer

 

Par une après-midi froide mais ensoleillée, j'ai quitté mon atelier, mes élèves et mes outils pour aller au Musée des Arts Décoratifs.

 

La grande nef est investie par Van Cleef et Arpels, qui des années 20 à nos jours, rappelle les principales étapes de son développement. Dans un décor très sombre, l'exposition se déploie de façon chronologique, de grands panneaux venant rappeler les principaux faits marquants de chaque époque.

 

On commence avec les années folles, époque bénie où les femmes du monde ne sortaient pas faire la fête sans glisser dans leur sac une boîte à cigarettes en or massif et une minaudière incrustée de pierres précieuses. Personnellement, parmi mes copines, plus personne ne transporte ses Marlboro dans des trucs aussi somptueux (déjà que fumer est de plus en plus mal vu !). Quand au tube de rouge à lèvres et au peigne en or 18 carats, oublions...

 

Après les motifs géométriques plus que chics des années 30, dominées par le platine et les diamants, reviennent en force la couleur et l'or jaune pour de très gros bijoux, résolument bling bling, qui ornaient les cous et les poignets des plus grandes stars du cinéma. C'est à cette époque qu'apparaissent les ravissants clips fées et ballerines, ainsi que le fameux serti invisible, qui ont fait la renommée de la maison.

 

Les années 50 seront quant à elles marquées par l'invention du célèbre collier zip, que je trouve assez lourd mais tout de même fabuleux d'un point de vue technique. A noter un tout petit bracelet dont je suis tombée amoureuse, intitulé "Cocktail Bronx", en or avec des charms de pierres de couleurs représentant les ingrédients des cocktails ingurgités dans les bars de l'époque. Très politiquement incorrect...

 

Des années 60, je retiens en priorité les petites broches incroyables de drôlerie représentant des animaux, ainsi évidemment que la fameuse collection Alhambra qui fait encore rêver toutes les fashionistas d'aujourd'hui (en vente à la boutique du musée à partir de 3500€).

 

Les seventies m'ont fascinée par le grand vent de liberté d'inspiration, et le mélange osé des matières (bois, pierres dures, or, gemmes...). Ah les manchettes étrusques en or massif portées par Jackie O !

 

Pour le coup, les années 80 et 90 me paraissent presque trop sages (un petit passage à vide dans les studios de création ?), alors que les années 2000 sont marquées par une réinterprétation assez réussie des principaux musts de la maison ainsi que par la conception de pièces uniques à couper le souffle, vues notamment lors de la dernière Biennale des Antiquaires.

 

En cette période de crise et de restrictions budgétaires, courrez voir cette rétrospective plus que précieuse et n'hésitez pas à débourser les 49€ que coûte le très beau catalogue de l'exposition. Un bien beau remède à la morosité ambiante...

 

L'Iris Noir

www.irisnoir.fr

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Christine Ashbaugh 13/11/2012 09:34

Je VEUX aller voir VCA!!!!!!
Je veux voir le bracelet politiquement incorrecte (et tout le reste)!
Merci à notre reporter tout terrain qui explore le vaste monde du bijou!
J'ai bien dit "!!!!!!".!
A+
Ash

Présentation

  • : L'Iris Noir
  • L'Iris Noir
  • : blog de la créatrice de bijoux Iris Simon, dont la marque L'Iris Noir est spécialisée dans les bijoux en or, argent et pierres semi-précieuses.
  • Contact

Recherche

Pages