Les cours de L'Iris Noir

Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 00:00
cours 108

Histoires de cires

 

L'une de mes élèves développe une véritable histoire d'amour avec la cire de bijouterie. Elle jongle avec les différentes catégories de ce matériau pour créer des bijoux au style de plus en plus personnel, marqué par des formes pures et des gravures presque rituelles.

 

Le bracelet a été réalisé à partir d'une bande de cire rose dont une moitié a été recouverte de motifs géométriques qui font penser à ceux de certaines civilisations perdues.

 

Lorsque le fondeur a rendu la bande en argent, mon élève l'a mise en forme sur un "bras" à l'aide d'un maillet en bois, de telle façon que les dessins se trouvent sur le haut du poignet et l'ouverture du bracelet sur le côté, ce qui est assez original. Les "yeux" et le losange ont été ornés de deux émeraudes rondes et d'un saphir carré.

 

Je vous rappelle que la cire rose se travaille de deux façons : soit à sec à l'aide d'une pointe à tracer qui servira à graver la matière ; soit ramollie à la chaleur - personnellement je la plonge dans l'eau chaude - pour la mettre en forme, que ça soit librement ou bien pressée contre une matrice à relief.

 

Les boucles d'oreilles ont, quant à elles, été conçues à partir de cire verte. Contrairement à la cire rose, la cire verte se prête aisément au sciage et au travail à partir de limes, de fraises et de forets. Mon élève s'est essayée à une mise en pierre un peu délicate au vu de la forme triangulaire des deux topazes bleues. Une fois récupérées en argent, les boucles d'oreilles ont été dotées de tiges soudées à l'arrière. Pour ne pas abîmer le dessin avec le marteleur, nous avons décidé de confier le sertissage à un professionnel qui a coincé les pierres à l'aide de petits grains.

 

Cette façon de travailler se situe à mi chemin entre les techniques antiques à base de cire d'abeille et de moules en terre, et le prototypage d'aujourd'hui réalisé à partir d'un logiciel de 3D et d'une machine à injection de cire. Il nous reste encore le plaisir du contact avec la matière, du travail réalisé à la main. Et c'est bien là ce que viennent chercher les élèves à l'atelier...

 

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 00:00
cours 111

Découvrir la bijouterie en 12 heures top chrono !

 

Vous aimez les bijoux, vous avez toujours rêvé de démystifier ce métier d'art mais vous n'avez ni le temps ni l'envie de passer un CAP Bijouterie... Venez me voir et en 12 heures top chrono, vous repartirez avec de vrais bijoux de créateur !

 

C'est ce qui est arrivé à cette élève qui a mis à profit une semaine de vacances pluvieuses pour venir à l'atelier pendant quatre demies journées.

 

Nous avons commencé par le collier en laiton et cuivre, agrémenté d'un joli fossile oublié depuis trop longtemps dans un tiroir.

 

Découpe d'une plaque de métal, repercé, soudure, petite granulation ornant l'ovale en cuivre du milieu, création d'anneaux et queue de cochon... Ce pendentif constitue un exercice très complet de travail du métal, conclu par une phase de polissage à base de papier d'émeri, de silicone et de pâtes à polir de différentes couleurs à utiliser sur le tour à polir. Port d'un masque sur le nez vivement conseillé ! Mon élève a ensuite trouvé à La Droguerie une belle chaîne de cuivre à grands maillons ronds parfaitement adaptée au style de son bijou.

 

Nous avons consacré les cours restants à la découverte de la cire rose. Cette matière très particulière se découpe facilement au cutter (ou aux ciseaux) et peut être gravée à l'aide d'une simple pointe à tracer. La difficulté consiste à ne pas abîmer la surface pendant le travail de gravure, car le moindre coup d'ongle malheureux marque irrémédiablement la maquette. Une fois récupéré en métal, il ne reste plus qu'à polir le bijou (émeri, silicone, pâtes, masque sur le nez... bref vous commencez à connaître la musique !). Un petit strass noir collé au coeur de la fleur pour rehausser le brillant de l'argent, et cet oiseau est prêt à s'envoler sur le cou de mon élève.

 

Si vous aussi vous avez des idées de bijoux plein la tête, n'hésitez pas à rejoindre l'atelier de L'Iris Noir à Levallois pour quelques heures de plaisir très précieux...

 

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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 16:40
cours 109

Earrings are a girl's best friends

 

Quelques unes de mes élèves adorent les boucles d'oreilles. Elles ont bien raison : rien de plus joli pour animer un visage, mettre en valeur une belle chevelure, rendre sexy le moindre mouvement de la tête...

 

Des temps les plus anciens à nos jours, dans les sociétés dites primitives comme dans le monde occidental, chez les femmes comme chez les hommes, les boucles d'oreilles ont toujours été portées avec fierté et bonheur.

 

Os, coquillages, plumes mais aussi métaux nobles et pierres précieuses, tout est bon pour attirer les regards sur le visage et les cheveux de l'élégant(e).

 

Pour faire simple, il existe deux sortes principales de boucles d'oreilles : les anneaux et les pendants. Evidemment, ces derniers sont plus faciles à porter lorsque le cou est dégagé (on a tous un jour perdu une boucle d'oreille à cause d'une écharpe traitresse !). C'est pourquoi les pendants d'oreilles connaissent une éclipse lorsque le vêtement s'accompagne de hauts cols ou de fraises, comme pendant la Renaissance.

 

Dans l'Antiquité, les boucles d'oreilles s'ornaient souvent de symboles protecteurs dont le rôle était de protéger les oreilles que l'on considérait comme des portes ouvertes aux esprits.

 

Périodiquement, les boucles d'oreilles ont joué le rôle de véritables signes extérieurs de richesse, entraînant des excès parfois réprimés par le pouvoir politique qui devait en interdire le port.

 

Quoi qu'il en soit, ce bijou plus que sensuel est à la mode au sein de l'atelier de L'Iris Noir ! A l'image de ces deux paires en argent massif réalisées selon le principe de la fonte à cire perdue. Les motifs ayant été moulés, mon élève peut personnaliser chaque paire en changeant la couleur des pierres et en jouant sur la disposition des chaînettes.


Petit conseil : prenez soin de doter la maquette d'un maximum d'anneaux d'accrochage si vous voulez éviter d'avoir à les souder à chaque fois ! En effet, il vaut mieux oter les anneaux inutiles sur la cire qu'avoir à se taper les soudures pour chaque nouvelle paire de boucles d'oreilles :)

 

Je crois que mon élève a bien appris la leçon...

 

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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 14:57
cours 107

D'une pierre deux coups !

 

Lorsqu'une élève travaille sur du métal et qu'elle fait des repercés, je l'invite toujours à conserver les chutes. Parfois, ces morceaux qu'on pourrait se contenter de jeter à la poubelle donnent naissance à de bien beaux bijoux...

 

C'est ce qui s'est passé avec cette superbe manchette très bollywoodienne. Au fur et à mesure que mon élève découpait ses motifs, je mettais de côté les chutes. Très vite est née l'idée de boucles d'oreilles assorties : deux rondelles rapidement embouties, quelques chaînettes joliment ornées de perles d'eau douce, des clips pour oreilles non percées soudés à l'arrière, et voilà ! De l'art d'accommoder les restes...

 

Pour la manchette, mon élève s'est amusée à décorer son serti clos de grosses virgules qui ont été rabattues sur la pierre. Cette dernière ayant la forme d'un "donut" (épaisse rondelle percée), nous avons décidé de souder une tige qui dépasse du trou et sert à fixer une perle d'eau douce.

 

Dans ce bijou, la principale difficulté a consisté à ajuster au mieux la ceinture du serti clos à la courbure de la manchette. Quelques heures de patient travail de sciage et de limage ont été nécessaires !

 

Pour finir, ces deux bijoux sont passés par toutes les phases du polissage : papier d'émeri, silicone, pâtes et tour à polir...

 

C'est le bout du nez tout noir de pâte à polir et les yeux pleins de fierté du travail accompli que mon élève a quitté l'atelier, pour réfléchir à de nouveaux projets tous plus précieux les uns que les autres.

 

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 14:25
cours 106

L'appel de la couleur

 

Passés quelques cours, les élèves ne rêvent plus que de pierres aux couleurs chatoyantes. Elles se mettent à écumer les salons de minéraux, les boutiques de négociants de pierres, et quand elles voyagent elles se débrouillent pour rapporter quelques carats multicolores dans leurs valises.

 

Voici les premiers pas de quatre de mes élèves dans le sertissage. Le point commun est la technique : le serti dans la masse réalisé à l'aide d'un marteleur, espèce de petit marteau piqueur qui sert à repousser le métal autour de la pierre.

 

Ces bagues ont toutes été obtenues à partir d'une maquette en cire dans laquelle les élèves ont dû faire une mise en pierre aussi précise que possible. Si la forme générale de la bague ne pose pas (trop) de problème, creuser un trou parfaitement adapté à la forme de la pierre est un exercice beaucoup plus délicat. Moi-même j'avoue que j'ai parfois du mal...

 

Le moment du sertissage est toujours rempli de tension : peur d'abîmer la pierre d'un coup malheureux de marteleur (surtout quand il s'agit d'une émeraude, gemme éminemment fragile), énervement quand on n'arrive pas à bloquer la pierre. A chaque fois, on se dit que c'est la dernière fois qu'on fait ça par nous-même et que la prochaine fois, promis juré, on passera par un sertisseur professionnel... Mais on finit toujours par replonger !

 

Après le sertissage, l'élève doit soigneusement polir toute la surface pour effacer les traces laissées par le marteleur. Ensuite, la bague est prête à être portée, montrée aux amis, photographiée sur Facebook...bref, elle est prête à vivre sa vie de bague de créateur, c'est à dire une belle pièce unique fortement chargée d'un point de vue émotionnel !

 

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